Morandi l’anémique. Imperceptible et intemporel. On connaît peu cet artiste. Il y a des textes sur lui très cons. quoi dire ? Comme d’habitude. comme une chanson de Claude François. Peut-être. Le téléphone pleure. Incertitude. Hésitation. Retrait . Que faire ? Quoi faire ? Empilement. Alignement d’objets vides d’identité. Fausses relations. sujets sans objet. Anti vanité. Natures mortes ternes et sales construites comme des villes industrielles au cœur de paysages sans indication. 
Bouquets mis à plat comme d’idiots accomplissements. Retour au réel. Plus rien n’existe. La routine. En faire le moins possible. Pourquoi j’aime quelqu’un ?…A chaque fois que j’ai croisé un dessin, une peinture de Morandi, j’ai été envoûté, à tel point d’en oublier les autres œuvres du musée dans lequel je me trouvais. C’est d’une incroyable beauté diaphane.
Un organigramme dans une salle d’attente que l’on fixe.